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De la concurrence à la collaboration : repenser le commerce ethnique en Belgique

DIACODI : au-delà de la distribution

DIACODI n’est pas seulement un distributeur de boissons et de denrées alimentaires. Notre ambition est également de participer au développement et à la structuration du commerce ethnique en favorisant les échanges, les partenariats et les collaborations entre les différents acteurs de ce secteur.

À travers notre expérience sur le terrain et les nombreuses rencontres que nous faisons quotidiennement, nous constatons l’immense potentiel du commerce ethnique en Belgique, mais également les difficultés auxquelles beaucoup d’entre nous sont confrontés.

Nous souhaitons donc ouvrir une réflexion qui dépasse DIACODI et qui concerne plus largement notre manière d’entreprendre :

Comment pouvons-nous mieux nous organiser pour grandir ensemble ?


Le commerce ethnique : un marché en pleine évolution

Le commerce ethnique désigne les activités économiques liées à la commercialisation de produits, de services et de savoir-faire issus de différentes cultures et habitudes de consommation. Dans notre contexte, il concerne notamment les produits alimentaires et les boissons africaines, mais s’inscrit plus largement dans une économie portée par les diasporas et par la diversité culturelle. Pendant longtemps, beaucoup de ces produits étaient principalement destinés aux communautés africaines vivant en Europe. Aujourd’hui, le marché évolue profondément.

Cette évolution se retrouve directement dans la démographie belge. Selon Statbel, au 1er janvier 2026, 36,6 % de la population belge était constituée de Belges d’origine étrangère ou de personnes ne possédant pas la nationalité belge, soit plus de 4,3 millions de personnes.

L’évolution sur vingt ans est particulièrement significative : la proportion de Belges d’origine belge est passée de 78,5 % en 2006 à 63,4 % en 2026. Dans les grandes villes, cette diversité est encore plus visible. À Bruxelles, 78,5 % de la population est aujourd’hui soit belge d’origine étrangère, soit non belge. Cela signifie que près de 8 Bruxellois sur 10 ont un profil qui témoigne, d’une manière ou d’une autre, de la diversité internationale de la capitale.

Ces chiffres ne signifient évidemment pas que toutes ces personnes sont des consommateurs de produits africains. Ils montrent cependant une réalité essentielle pour notre secteur : le marché belge est devenu profondément multiculturel et les habitudes de consommation se diversifient avec lui.

Nos communautés afro-descendantes grandissent et leurs habitudes de consommation évoluent. Mais surtout, les produits africains ne s’adressent plus uniquement aux Africains. Ils séduisent progressivement des consommateurs de toutes origines, curieux de découvrir de nouvelles saveurs, de nouveaux produits et de nouvelles cultures.

Nos produits doivent donc progressivement sortir d’une logique exclusivement communautaire.

Une boisson africaine, une épice, un produit alimentaire ou une spécialité venue du continent peut être consommé par un Africain attaché aux saveurs de son pays d’origine, mais également par un Belge, un Européen ou un consommateur de toute autre origine qui découvre et apprécie ce produit.

Le commerce ethnique n’est donc plus seulement un marché communautaire. Il constitue progressivement un marché de diversité et de découverte. Cette évolution représente une véritable opportunité pour nos entrepreneurs, à condition d’être capables de l’identifier, de nous organiser et d’aller chercher ces nouveaux consommateurs.


Un potentiel économique encore insuffisamment exploité

Dans de nombreuses villes belges et européennes, nous trouvons aujourd’hui des entreprises africaines dynamiques, des commerces spécialisés, des restaurants, des importateurs, des distributeurs et de nombreux entrepreneurs qui développent des projets ambitieux.

Nous avons les produits.

Nous avons les consommateurs.

Nous avons les compétences.

Nous avons des entrepreneurs expérimentés.

Nous avons également des liens privilégiés avec le continent africain.

Pourtant, malgré toutes ces forces, nous ne parvenons pas toujours à tirer pleinement notre épingle du jeu.

Les données disponibles sur l’entrepreneuriat montrent d’ailleurs qu’il existe encore une importante marge de progression. Une étude publiée par le SPF Économie sur l’entrepreneuriat et la diversité, basée sur des données statistiques antérieures, relevait un taux d’indépendants de 15,8 % parmi les personnes d’origine belge, contre 6,2 % parmi les personnes originaires du Maghreb et seulement 4,3 % parmi celles originaires d’Afrique subsaharienne.

Ces chiffres historiques ne doivent pas être présentés comme la situation exacte de 2026. Ils mettent cependant en lumière une question qui reste fondamentale : comment transformer davantage le potentiel, les compétences, les réseaux et les initiatives de nos communautés en entreprises solides et durables ?

Un autre élément est particulièrement intéressant. Dans les données analysées par le SPF Économie pour 2017, les personnes d’origine étrangère représentaient 23,5 % des indépendants, mais 38,7 % des nouvelles affiliations au statut d’indépendant.

Il existe donc une véritable volonté d’entreprendre et une dynamique de création d’activité. Le défi consiste également à permettre à ces initiatives de grandir, de se professionnaliser, de devenir rentables et de durer.

Car créer une entreprise est une chose. Construire une entreprise capable de résister, de grandir et de créer de la valeur sur plusieurs années en est une autre.

Sur le terrain, nous rencontrons beaucoup d’entrepreneurs qui travaillent énormément, parfois dans des conditions particulièrement difficiles, mais qui restent relativement isolés. Certains doivent gérer seuls les achats, les fournisseurs, les formalités administratives, le transport, le stockage, la vente, la livraison, la comptabilité et la recherche de nouveaux clients.

D’autres entreprennent avec beaucoup de courage et de motivation, mais sans toujours disposer de toutes les informations, des outils, des financements, des réseaux ou de l’accompagnement nécessaires. Il ne s’agit donc pas de remettre en question leur volonté de réussir. Au contraire, cette énergie entrepreneuriale existe.

La question est plutôt de savoir comment mieux l’accompagner, mieux l’organiser et surtout mieux la connecter. Car si chacun doit apprendre seul les mêmes choses, chercher seul les mêmes informations, négocier seul avec les mêmes fournisseurs, supporter seul certains coûts et résoudre seul les mêmes problèmes, nous perdons collectivement beaucoup de temps, d’énergie et d’opportunités.

C’est précisément ici que notre réflexion sur la collaboration prend tout son sens.

Le problème n’est peut-être pas que nous manquons d’entrepreneurs. Le véritable défi est de créer un environnement dans lequel davantage de ces entrepreneurs peuvent grandir, se structurer, collaborer et durer. 


Travailler beaucoup ne suffit pas toujours

Dans l’entrepreneuriat, nous avons parfois tendance à penser que travailler davantage permettra automatiquement d’obtenir de meilleurs résultats.

Mais travailler beaucoup ne signifie pas nécessairement travailler efficacement.

Un entrepreneur peut consacrer énormément d’heures à son activité tout en supportant des coûts d’achat, de transport ou de stockage trop importants pour dégager une marge suffisante.

Un autre peut acheter ses marchandises à un prix élevé simplement parce que son volume de commande ne lui permet pas de négocier.

Un autre encore peut perdre du temps ou de l’argent parce qu’il ne dispose pas d’une information qu’un entrepreneur plus expérimenté connaît déjà.

Nous devons donc progressivement nous poser une autre question :

Au lieu de chercher uniquement à travailler davantage, comment pouvons-nous travailler plus intelligemment et parfois travailler ensemble ?

C’est ici que la collaboration prend tout son sens.


La concurrence n’est pas notre ennemie

Il serait incorrect de présenter la concurrence comme un problème. La concurrence est normale et nécessaire dans une économie.

Elle pousse les entreprises à améliorer leurs produits, leurs prix, leur disponibilité, leur communication et la qualité de leurs services.

Deux entreprises peuvent vendre les mêmes produits.

Deux distributeurs peuvent rechercher les mêmes clients.

Deux commerces peuvent être installés dans la même ville.

Cela fait partie du fonctionnement normal du marché.

Mais être concurrents ne signifie pas nécessairement devoir fonctionner dans un isolement total.

Nous pouvons nous retrouver en concurrence lorsqu’il s’agit de vendre, de développer notre clientèle ou de faire grandir nos entreprises, tout en collaborant lorsqu’il s’agit de résoudre certains problèmes que nous rencontrons tous.

Nous pouvons être concurrents devant le client et partenaires face à certains défis communs.

C’est cette culture que nous devons progressivement développer.


Collaborer sans perdre son indépendance

La collaboration ne signifie pas fusionner nos entreprises.

Elle ne signifie pas non plus dévoiler nos fournisseurs, nos clients, nos prix ou nos stratégies commerciales.

Chaque entrepreneur doit conserver son identité, son savoir-faire, sa clientèle et sa liberté de décision.

Collaborer consiste plutôt à identifier les domaines dans lesquels plusieurs entreprises rencontrent les mêmes difficultés et à rechercher, lorsque cela est possible, des solutions communes.

Nous devons apprendre à distinguer ce qui constitue notre avantage concurrentiel de ce qui peut être mutualisé sans mettre en danger notre entreprise.

Et les possibilités sont nombreuses.


1. Mutualiser certains achats

L’un des premiers domaines dans lesquels une collaboration peut être intéressante concerne les achats.

Un petit commerçant qui commande quelques dizaines de cartons dispose généralement d’un pouvoir de négociation limité.

Mais si plusieurs entreprises regroupent une partie de leurs besoins, les volumes deviennent plus importants.

Il peut alors devenir possible de négocier de meilleures conditions auprès des producteurs ou fournisseurs : prix, transport, disponibilité, délais ou conditions de paiement.

Chaque entreprise récupère ensuite ses marchandises et reste totalement indépendante dans sa manière de les commercialiser.

Acheter ensemble ne signifie pas vendre ensemble.

Cela signifie simplement utiliser notre volume collectif pour obtenir de meilleures conditions individuelles.


2. Réduire les coûts d’importation et de logistique

L’importation représente une part importante du coût de nombreux produits africains commercialisés en Europe.

Transport, manutention, formalités, douanes, stockage et livraison peuvent rapidement peser sur la rentabilité d’une entreprise.

Lorsqu’un entrepreneur supporte seul l’ensemble de ces coûts pour de petites quantités, son coût de revient augmente considérablement.

Pourquoi ne pas envisager, lorsque les conditions le permettent et que les responsabilités de chacun sont clairement définies, certaines opérations communes ?

Le regroupement de certaines marchandises, le partage d’un espace de transport ou encore l’organisation de certaines livraisons peuvent permettre de réduire les coûts.

La collaboration logistique n’oblige pas les entreprises à partager leur activité commerciale.

Elle permet simplement d’éviter que chacun paie séparément le prix fort pour résoudre exactement le même problème.


3. Partager davantage l’information et les compétences

L’information constitue également une véritable richesse économique.

Beaucoup d’erreurs commises dans l’entrepreneuriat ne sont pas liées à un manque de courage, mais simplement à un manque d’information.

Comment importer correctement un produit ?

Quelles sont les obligations en matière d’étiquetage ?

Comment calculer correctement son coût de revient ?

Comment anticiper les dates de péremption ?

Comment gérer efficacement son stock ?

Comment négocier avec un fournisseur ?

Comment financer une commande importante ?

Comment respecter les différentes réglementations ?

Il n’est évidemment pas question de dévoiler les informations confidentielles de nos entreprises.

Mais nous pouvons partager des connaissances qui permettent à l’ensemble de notre secteur de devenir plus professionnel. Des rencontres, des échanges d’expérience, des formations ou simplement davantage de communication entre entrepreneurs pourraient éviter à certains de reproduire des erreurs que d’autres ont déjà rencontrées.

L’expérience de l’un peut faire gagner plusieurs mois à un autre. Et lorsque notre secteur devient plus professionnel, c’est finalement l’image de tous nos commerces qui s’améliore.


4. Transformer nos concurrents en partenaires lorsque c’est possible

Nous devons également apprendre à considérer certains entrepreneurs qui évoluent dans le même secteur comme de potentiels partenaires.

Aucune entreprise ne peut répondre à toutes les demandes.

Un distributeur peut manquer temporairement d’un produit.

Un commerce peut rechercher une marchandise qu’il ne trouve pas auprès de son fournisseur habituel.

Un autre entrepreneur peut, au contraire, disposer d’un stock important qu’il souhaite écouler.

Dans certaines situations, une collaboration peut donc être bénéfique aux deux entreprises.

Pourquoi perdre systématiquement une vente lorsqu’un partenaire de confiance peut apporter une solution ?

Pourquoi immobiliser inutilement un stock lorsqu’un autre entrepreneur en a besoin ?

Pourquoi considérer automatiquement chaque entreprise du même secteur comme une menace ?

La concurrence continuera d’exister.

Mais entre concurrents peuvent également exister des complémentarités, des échanges et des opportunités commerciales.


5. Mieux connecter l’Afrique, sa diaspora et nos réseaux économiques

Une autre question mérite d’être posée :

Comment mieux connecter les ressources disponibles en Afrique avec les compétences, les entreprises et les marchés développés par la diaspora en Europe ?

De nombreux produits fabriqués en Afrique parcourent encore des circuits complexes avant d’arriver jusqu’aux consommateurs européens. Ces circuits et leurs intermédiaires ont leur utilité et leur expertise. Il ne s’agit donc pas de remettre en cause leur rôle. Mais nous devons également nous interroger sur la place que les entrepreneurs de la diaspora africaine souhaitent eux-mêmes occuper dans cette chaîne de valeur.

Nous disposons d’un avantage considérable.

Nous connaissons souvent les produits.

Nous connaissons les cultures et les habitudes de consommation.

Nous avons des liens avec le continent africain.

Et parallèlement, nous connaissons les réalités, les exigences et les opportunités du marché européen. Cette double connaissance constitue une véritable richesse économique. Encore faut-il parvenir à mieux l’organiser.

C’est pourquoi nous avons besoin de réseaux professionnels plus structurés et de davantage d’espaces permettant aux entrepreneurs de se rencontrer, d’échanger des opportunités et de développer des collaborations.

Ces réseaux ne doivent pas contrôler les entreprises ni limiter leur indépendance. Ils doivent au contraire permettre à chaque entrepreneur de rester maître de son activité tout en bénéficiant, lorsque cela est nécessaire, de la force d’un collectif.

Nous devons progressivement passer d’une logique où chacun cherche seul ses solutions à une logique dans laquelle certaines opportunités peuvent être identifiées, développées et sécurisées ensemble. L’enjeu est finalement de transformer notre proximité culturelle, notre connaissance des produits et notre présence sur plusieurs marchés en un véritable avantage économique.

Nous avons déjà de nombreux entrepreneurs compétents et expérimentés. Notre défi est maintenant de mieux connecter toutes ces forces.


6. Développer une véritable culture de confiance

Aucune collaboration économique durable ne peut fonctionner sans confiance.

Mais la confiance ne se décrète pas. Elle se construit progressivement par le respect des engagements, la transparence, la ponctualité des paiements, la qualité des produits et la clarté des accords. Nous devons également accepter que toutes les collaborations ne fonctionneront pas. Certaines expériences seront positives, d’autres moins. Mais quelques mauvaises expériences ne doivent pas nous conduire à considérer systématiquement chaque autre entrepreneur comme une menace potentielle. Nous devons surtout développer une confiance professionnelle.

Collaborer ne signifie pas fonctionner uniquement sur la parole donnée.

Des contrats clairs, des factures, des bons de commande, des conditions de paiement précises et une répartition claire des responsabilités protègent toutes les parties. La confiance et le professionnalisme doivent avancer ensemble.


7. Sortir progressivement de la guerre des prix

Dans un marché très concurrentiel, la première réaction consiste souvent à diminuer les prix pour attirer les clients.

Mais lorsque plusieurs entreprises réduisent continuellement leurs marges pour conquérir les mêmes consommateurs, tout le secteur finit par se fragiliser. Nous devons donc aller au-delà d’une seule question :

« Qui vend le moins cher ? »

Demandons-nous également : Qui garantit la disponibilité des produits ?

Qui respecte les délais ? Qui offre un service professionnel ?

Qui accompagne correctement ses clients ? Qui développe de nouveaux marchés ?

Qui contribue à faire découvrir les produits africains à de nouveaux consommateurs ? Qui construit une relation durable avec sa clientèle ?

Notre développement économique passera également par notre capacité à créer de la valeur plutôt qu’à uniquement nous battre sur les prix.


Le commerce ethnique : une opportunité pour toute l’économie belge

Le développement du commerce ethnique ne concerne pas uniquement les communautés africaines. Lorsqu’une entreprise se développe, elle crée de l’activité économique autour d’elle. Elle utilise des locaux, des transports, des services, des solutions financières, des technologies et peut progressivement créer de l’emploi. Lorsque les produits africains trouvent de nouveaux consommateurs, c’est également tout un marché qui se développe.

Notre ambition doit donc dépasser le seul marché communautaire.

Les produits africains peuvent trouver leur place auprès d’un public beaucoup plus large. Nos produits ont une histoire, une identité et une richesse culturelle. Mais ils ont également une valeur commerciale. À nous de mieux les présenter, de mieux les distribuer et de leur donner la place qu’ils méritent sur le marché belge et européen.


Le rôle que DIACODI souhaite jouer

Chez DIACODI, nous sommes nous-mêmes des acteurs de ce marché. Nous connaissons donc certaines de ses opportunités, mais également certaines de ses difficultés. Nous ne prétendons pas détenir toutes les solutions.

Nous souhaitons cependant participer à cette réflexion et contribuer, à notre niveau, à créer davantage de passerelles entre les différents acteurs du commerce ethnique. Notre vision pourrait finalement se résumer en une phrase : « Concurrence lorsqu’elle est nécessaire, collaboration lorsqu’elle est possible. »

Nous croyons qu’il est possible de défendre les intérêts de son entreprise tout en contribuant à construire un environnement économique plus solide autour de soi. Un marché mieux organisé, plus professionnel et plus visible peut finalement profiter à l’ensemble de ses acteurs.


Et si nous commencions simplement par nous parler ?

Les grandes transformations économiques ne commencent pas nécessairement par de grandes organisations.Elles peuvent commencer par une conversation. Par deux entrepreneurs qui décident de regrouper ponctuellement une commande. Par un commerçant qui partage une information utile. Par une entreprise qui oriente un client vers un partenaire lorsqu’elle ne peut pas répondre à sa demande. Par plusieurs entrepreneurs qui réfléchissent ensemble à un problème qu’ils rencontrent tous. Puis, progressivement, ces échanges peuvent devenir des collaborations. Ces collaborations peuvent devenir des partenariats et ces partenariats peuvent faire naître de nouvelles opportunités.

Nous avons les entrepreneurs. Nous avons les produits. Nous avons les consommateurs. Nous avons les compétences. Nous avons les connexions avec l’Afrique et avec l’Europe.

Il nous reste peut-être maintenant à mieux connecter toutes ces forces.

Chez DIACODI, nous croyons au potentiel d’un commerce ethnique africain plus structuré, plus professionnel, plus visible et surtout plus collaboratif en Belgique.

Restons concurrents lorsque le marché l’exige. Mais apprenons aussi à devenir partenaires lorsque nos défis et nos intérêts sont communs.

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